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Repères

À quel âge consulter un psychomotricien ?

Par Yousra Ibenbrahim, psychomotricienne 4 min de lecture

C'est souvent l'une des premières questions des parents : « Est-ce que mon enfant n'est pas trop petit ? » ou au contraire « Est-ce qu'il n'est pas trop tard ? ». La réponse est rassurante : il n'y a pas d'âge minimum ni d'âge limite pour consulter un psychomotricien. On peut accompagner un tout-petit comme un adolescent.

Ce qui compte, ce n'est pas tant l'âge que les situations du quotidien qui vous interrogent, vous, l'école ou votre enfant lui-même.

Chez le tout-petit

Pendant les premières années, le développement moteur avance par grandes étapes : tenir sa tête, s'asseoir, se déplacer, marcher. Chaque enfant a son propre rythme et les écarts sont souvent normaux. Si vous avez une inquiétude sur ces grandes étapes, le premier interlocuteur reste le pédiatre ou le médecin, qui pourra orienter vers un psychomotricien si besoin.

À la maternelle

C'est l'âge où l'enfant découvre le dessin, le découpage, les premiers graphismes et gagne en autonomie. Certains signes peuvent amener à consulter :

  • l'enfant évite le dessin, le coloriage ou les activités manuelles ;
  • il semble souvent maladroit, tombe ou se cogne plus que les autres ;
  • s'habiller, tenir sa cuillère ou ses crayons reste très difficile ;
  • il a du mal à rester sur une activité ou à suivre une consigne simple.

À l'école primaire

Avec l'entrée dans l'écriture et les apprentissages, les difficultés deviennent souvent plus visibles. On consulte fréquemment à cet âge pour :

  • une écriture lente, fatigante, peu lisible ou douloureuse ;
  • des difficultés d'attention ou d'organisation (cartable, cahiers, consignes) ;
  • des difficultés à se repérer dans l'espace (sur la feuille, dans les tableaux) ou dans le temps ;
  • une maladresse dans les jeux, le sport ou les gestes du quotidien.

Au collège et à l'adolescence

Les exigences augmentent : il faut écrire plus vite, prendre des notes, s'organiser seul. Des difficultés passées inaperçues peuvent alors apparaître. Un accompagnement reste tout à fait possible et peut aider l'adolescent à trouver des stratégies adaptées.

Chaque enfant est unique : cet article donne des repères généraux et ne remplace pas l'avis d'un professionnel.

Vous vous posez des questions sur votre enfant ?

Je vous reçois dans mon cabinet de psychomotricité à Bouskoura – Casablanca pour en parler ensemble.